> Maladies d’Alzheimer ou apparentées

Les assistantes Adhap Services sont spécialement formées pour aider à domicile les personnes atteintes de maladies dites évolutives. Encadré par un professionnel de santé, le personnel qualifié Adhap Services propose des prestations adaptées à la pathologie et au degré de la maladie de la personne.
Dans le cadre du diagnostic
Formées par l'Institut Adhap, les assistantes Adhap Services ont été sensibilisées aux comportements particuliers qui peuvent laisser supposer une atteinte de ce type de pathologie. Elles en informent aussitôt le référent grand âge Adhap Services (plus la maladie est dépistée tôt, plus son développement est ralenti). Il sensibilise la personne concernée et ses proches à la nécessité d’effectuer une consultation médicale. En parallèle, des prestations spécifiques de prévention sont mises en place, en attendant le diagnostic.
Lorsque la maladie est diagnostiquée
Le personnel Adhap Services travaille en collaboration avec les équipes médicales en charge du patient. Les prestations à domicile sont en permanence adaptées à l'évolution de la maladie (toilette, repas, activités spécifiques…). Cette assistance permet souvent de retarder le placement en maison spécialisée.
L'aide aux aidants
Un malade atteint de troubles du comportement (maladie d’Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, etc.) est souvent déconcertant pour la famille et les proches. La présence et l’aide des assistantes à domicile Adhap Services sont un soutien moral et concret très important.
La formation des aidants
Le personnel Adhap Services aide l’entourage à rétablir le contact avec la personne malade. Ceci permet d’apaiser les conflits liés aux problèmes de communication et de retrouver le maximum de sérénité face à la maladie et à ses conséquences quotidiennes.
Très professionnelles, elles sont aussi d’un grand réconfort pour les aidants (souvent désemparés devant l’attitude des proches). Cette présence d’un professionnel permet à la famille de prendre du repos pour se changer les idées.
Le recours aux services d’Adhap Services face à la maladie d’Alzheimer permet :
- de faire de la prévention,
- de redonner confiance au malade en le sortant de sa spirale de l’échec,
- de contribuer à l’amélioration des relations familiales (en aidant l’entourage à mieux comprendre la maladie pour mieux réagir).
N’hésitez pas à nous contacter pour que nous en parlions ensemble.
Nous pouvons venir vous rencontrer pour une évaluation (gratuite) des besoins.
Sur simple demande nous pouvons aussi vous envoyer Le guide Adhap pour tout savoir sur l'aide à domicile personnalisée.
> Témoignage : la force d'une formation spécifique
maladie Alzheimer
Claudine Le Douget, responsable du centre Adhap Services de Joué-Lès-Tours (37), salue l’initiative d’une formation adaptée à la maladie d’Alzheimer et apparentée. Cette formation a une double vocation : professionnaliser les services à la personne et valoriser les assistantes Adhap Services.

Claudine Le Douget : « Les maladies évolutives posent de réels problèmes en termes d’accompagnement, tant pour la famille et les proches du malade que pour les assistantes à domicile. Ces dernières doivent faire face à des situations parfois déconcertantes, et la volonté d’aider ne suffit pas toujours. Il faut être capable d’utiliser des techniques – souvent très simples – pour entrer en communication avec la personne souffrante, sous peine d’être rejeté. Inversement, le malade peut se sentir agressé si l’assistante ne maîtrise pas quelques règles pour faire face à des réactions hostiles ». Connaître les modes de réaction, certaines techniques pour être au plus proche de la personne sont essentiels à l’assistante. « Dans le centre Adhap Services de Joué- Lès-Tours, poursuit Claudine Le Douget, les 22 assistantes ont suivi avec intérêt et enthousiasme la formation, dispensée sur leur temps de repos. Chacune à leur niveau, selon leur prédisposition et leur sensibilité, a voulu apporter un soutien aux personnes malades. Les assistantes vivent cette formation comme un cadeau ; elles ne sont pas seulement dans le “faire” mais aussi dans l’accompagnement et la stimulation ».
Toutes les assistantes ne sont pas amenées à proposer des activités spécifiques à la maladie. Néanmoins, il est aussi important d’adopter un comportement approprié pour les aides à l’hygiène, au ménage ou à la prise des repas. « Lorsqu’il faut contraindre certains malades à se doucher, la situation est vécue difficilement par l’assistante. Elle se sent en échec. À l’issue de la formation, certaines personnes “opposantes” ont accepté l’aide de l’assistante grâce à son savoir-faire et à son savoir-être. L’objectif est de permettre au malade et à son entourage de supporter les contraintes liées à cette pathologie. On se situe aussi dans la créativité : l’assistante s’adapte au comportement du malade pour lui faire partager un moment de convivialité. Dans le cas d’une malade qui était par exemple excellente cuisinière, l’action a été axée sur des ateliers de cuisine, alors même que la personne avait perdu l’appétit et le souvenir des ustensiles de cuisine. Partager une activité en commun réveille des gestes connus dans le passé, installe le malade dans une dynamique de réussite, réanime d’autres sens comme l’appétence ».
Une des difficultés liées à la maladie est, explique Claudine Le Douget, « de sortir le malade de son monde pour le conduire dans le nôtre ». Par des techniques inhérentes à la prise en charge de la pathologie, les assistantes arrivent à communiquer avec le malade, à lui apporter un soutien tangible par des gestes maîtrisés et un regard compréhensif.
> DOSSIER : Faire face à la maladie d’Alzheimer
Adhap Services a créé un service à domicile innovant destiné au public touché par ce type de maladie...
La maladie d’Alzheimer, ou apparentée, est un enjeu de santé publique. Avec une clientèle composée à 80 % de personnes âgées de plus de 5 ans, Adhap Services occupe une position clé sur ce terrain. Un nouveau service à domicile destiné au public atteint de cette athologie a été mis en place. Regard sur ce projet d’envergure.

• Un « cataclysme » familial
Le dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer est difficile à réaliser, même si les moyens médicaux existent. Reconnue tôt, la maladie peut être ralentie dans son évolution. Trop souvent, malheureusement, le diagnostic est établi tardivement et les symptômes de démence se sont installés. À ce stade, le malade prend conscience de son état mais ne le comprend pas. Ses troubles du comportement l’entraînent dans la spirale de l’échec. La famille ne s’explique pas sa conduite et de nombreux conflits éclatent. C’est une véritable souffrance pour le malade et ses proches. Un rapport parlementaire consacré à cette pathologie met en relief l’isolement et l’épuisement des familles. « C’est une maladie pénible pour la personne elle-même avant qu’elle ne prenne conscience de son état, mais plus encore pour son entourage, car les troubles du comportement, comme l’agitation ou le délire, ont lieu de jour comme de nuit. La personne la plus proche doit sans cesse être sur le qui-vive et la famille perd toute relation avec les voisins, les amis, et présente également des signes d’épuisement physique et psychologique. Malgré cela, peu de familles placent le malade en milieu hospitalier ou en institution, par peur de culpabiliser. [...] Les familles, lorsqu’elles ne sont pas accompagnées et soutenues, sont constamment sur le fil, voire en état de crise, particulièrement aux stades aigus de la maladie et il ne serait pas tolérable de les laisser continuer à porter seules ce fardeau. »
• Adhap Services s’engage
Adhap ne pouvait pas rester les bras croisés ! Le réseau a créé un vrai service à domicile innovant destiné au public touché par ce type de maladie.
L’objectif est triple :
• faire de la prévention
• redonner confiance au malade en le sortant
de sa spirale de l’échec
• contribuer à améliorer les relations familiales en aidant l’entourage à mieux comprendre pour mieux agir et réagir. Ce nouveau service s’articule autour de 5 points :
- la prévention et un diagnostic précoce : une fois formées à cette maladie, les assistantes peuvent détecter les premiers troubles visibles. Informé de ces troubles, le référent grand âge de nos centres sensibilise la personne concernée et ses proches à la nécessité d’effectuer un dépistage médical. En parallèle, des prestations spécifiques de prévention sont mises en place.
- l’assistance à la personne : elle consiste en un accompagnement quotidien (toilette, repas, activités) adapté spécifiquement au malade, en lien constant avec l’équipe médicale qui le suit.
- l’aide aux aidants : la présence du personnel Adhap rassure et soulage les proches. Ils peuvent s’accorder un peu de temps pour souffler. C’est fondamental !
- la formation des aidants : le personnel Adhap aide l’entourage à rétablir le contact avec le malade. Ceci permet d’apaiser les conflits liés aux problèmes de communication.
- la téléassistance : très rassurante pour tous en cas de problème. Les centres Adhap qui ont mis en place ce nouveau service ont déjà pu mesurer le mieux-être obtenu, tant pour la personne malade que pour son entourage. Autre avantage : cette assistance au quotidien permet de retarder le placement en maison spécialisée.
À savoir... et à savoir faire
• Lors de la toilette et des repas
Il est important que le malade se sente sécurisé et soit concentré sur ce qui lui est proposé. L’aidant (assistant(e) Adhap et entourage) doit stimuler ses automatismes en guidant par la parole ou par le geste l’action à accomplir. En revanche, il est préférable de laisser la personne agir elle-même si elle en est capable.
• Aménager son environnement
Le malade a besoin d’un environnement sécurisé et sécurisant, agréable à vivre et stimulant. Un réaménagement de l’habitat est souvent utile.
• Communiquer
Malgré ses difficultés, le malade reste un interlocuteur digne de respect. Les meilleurs échanges se font lorsque la personne est réceptive. Ecoute, douceur et simplicité sont nécessaires pour communiquer avec le malade et créer un climat favorable à la relation.
• Faire participer
Un malade est un acteur de la vie quotidienne. Les activités auxquelles il participe doivent être adaptées à ses capacités. Tâches ménagères, promenades, évocations du passé, activités créatives, temps de calme partagé... en sont quelques-unes, à réinventer tous les jours.
• Redonner l’envie d’avoir une activité
Avant d’être malade, la personne avait des activités, des passions. Il est important d’ « aller sur son terrain », en lui montrant qu’elle est capable de faire des choses (simples) pour elle, ou pour les autres. C’est toujours source de valorisation et de confiance en soi. Voici quelques exemples concrets :
• Côté cuisine : proposez-lui de concocter le plat préféré de son conjoint (ou son plat préféré), un gâteau pour ses enfants ou petits-enfants, etc.
• Côté jardinage : si la personne a un jardin, invitez-la à planter des légumes, à les récolter. Si elle est en appartement, vous pouvez mettre en place avec elle des jardinières pour son balcon, etc.
• Entretenez ses talents artistiques : en allant cueillir des fleurs et en réalisant des bouquets. Peut-être sait-elle peindre, dessiner, jouer d’un instrument ?
Pour réussir cela, il est fondamental au départ, de prendre le temps d’écouter la personne. On découvre alors ce qu’elle aime, ce qui la rend heureuse, ce qui l’anime. Plus on connaîtra ses habitudes de vie, ses hobbies, plus on pourra l’aider à retrouver goût à la vie.
> Témoignage : le savoir-être est primordial !
Depuis plus de deux ans, Martine Cettour-Cavé est assistante au centre Adhap Services d’Annecy. Elle s’occupe de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Son leitmotiv ? Savoir-être, douceur et patience. Portrait d’une femme sereine et lucide...

Quel parcours professionnel vous a amené à travailler avec Adhap Services
Grâce à la validation d’une première année à l’école d’infirmière, j’ai obtenu l’équivalent du diplôme d’aide soignante. Après avoir longtemps travaillé auprès d’enfants, m’occuper de personnes âgées me tenait à coeur. Une fois embauchée par le centre Adhap Services d’Annecy en août 2007, je n’ai pas tardé à suivre la formation « Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées » dispensée par l’Institut. J’ai été attirée par la prise en charge de ces personnes. Ça ne s’explique pas. Mon expérience sur le terrain m’a permis de faire rapidement « mes preuves ».
Comment vivez-vous la relation avec les malades ?
J’ai découvert la maladie d’Alzheimer lors d’un stage en 2005. Au départ, cette maladie me faisait peur... surtout au stade de transition entre la perte de repères et les moments de lucidité. Souvent, quand les malades atteints d’Alzheimer se rendent compte de leur état, ils peuvent être violents et refuser l’aide que l’on cherche à leur apporter. Et être impuissant face à la souffrance des autres, c’est difficile. Mais c’est aussi ce qui fait la qualité de notre métier : rien n’est jamais perdu, aucune journée ne se ressemble, et le plus petit objectif atteint – un lavage de pieds ou de cheveux – est une victoire !
Pouvez-vous nous faire partager vos motivations ?
Ce qui me plaît, c’est d’arriver à entrer en contact avec ces personnes, d’instaurer un dialogue. Il faut savoir entendre leur souffrance, même si elle s’exprime par de la colère. C’est une maladie difficile à vivre, à accepter. Leur colère est une façon de signifier leur impuissance et leur malêtre. Elle n’est pas dirigée contre nous. Les autres assistantes partagent les mêmes difficultés. Nous en discutons beaucoup entre collègues. Cela nous permet d’avancer. Le principal est de réussir à soulager les malades, à leur donner du confort, même si l’on n’intervient que ponctuellement. J’ai appris à garder mes distances. Il ne sert à rien de culpabiliser et de prendre les choses trop à coeur. C’est pour eux que nous sommes là, ce sont eux les malades et nos états d’âme importent peu...
Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans l’aide que vous apportez aux malades atteints d’Alzheimer ?
C’est d’avoir trouvé ma place auprès d’eux. Ce n’est pas donné à tout le monde. Si vous saviez le nombre de fois où l’on m’a fermé la porte au nez ! Une étape obligée... et petit à petit, on m’ouvre la porte, on m’appelle parfois par mon prénom, on me demande de rester. Des instants magiques, très forts à vivre ! À ce moment-là, on sait que l’on a été capable de les aider. Par exemple, je m’occupe actuellement d’une dame âgée de 95 ans. Lui permettre de vivre chez elle, à son âge, avec sa maladie, c’est formidable ! L’aide à domicile prend tout son sens.
Quelles qualités sont essentielles pour assister les personnes atteintes de cette maladie ?
Si la patience, l’écoute, la douceur sont indispensables, on ne dira jamais assez que le savoir-être est primordial. C’est même la plus grosse partie de la prise en charge. Il s’agit d’un état d’esprit, une façon de percevoir les malades et de les valoriser dans leurs actions quotidiennes. Les malades atteints d’Alzheimer ne sont pas des enfants ! Il faut les respecter comme des personnes de leur âge, avec leur maladie.



